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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Arrosoir

Objets de la vie pastorale et agricole
Le mot "arrosoir" apparait en France en 1365, d’abord sous la forme d’ « arousour », puis il donne rapidement le verbe « arroser » par glissement, le mot « arrosoir » est vite né !
A l’origine, l’eau était transportée dans des panses de chèvre, puis dans des gourdes en cuir. Plus tard, apparaissent des récipients en terre cuite appelés "vases" puis "vaisseaux", un peu comme des amphores. Ils ne prennent le nom d’arrosoirs que vers le milieu du XVIIIème siècle.
Les premiers arrosoirs fabriqués en cuivre sont appréciés pour leur robustesse, mais leur forme ronde les rendaient difficiles à manipuler.
En 1750, soit peu de temps après leur création, grâce aux jardiniers, ils sont complètés. Un grand progrès vient de voir le jour : les pommes d'arrosoirs amovibles! Et ce n’est qu’à la fin du XVIIIème siècle que l’arrosoir prend l’apparence qu’on lui connaît aujourd’hui.
 
L’intérêt de l’emploi de l’arrosoir est de déverser un liquide sur la zone voulue. La pomme d’arrosoir permet un arrosage fin et diffus, comme une petite pluie de printemps!
Il existe une très grande variété d’arrosoirs : la taille des contenants, le matériau, le nombre et la position des anses, la forme de l’arrosoir et la forme de la pomme peuvent différer. L'arrosoir est donc un bel objet de collection car il en existe une grande variété (mais c'est un peu encombrant au demeurant!).
Vous trouverez des arrosoirs en cuivre, en fer blanc et en plastique, majoritairement. Mais il existe d'autres matériaux dans lesquels des arrosoirs ont pu être faits.
 
Il se dit qu’un bon jardinier a toujours un arrosoir sous la main.
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Un arrosoir est composé d'un réservoir permettant de transporter de l'eau ou des produits de traitement. Il peut contenir de 0,5 litre, pour l'arrosage des plantes d'appartement et jusqu'à 13 litres pour un usage en extérieur. Il possède un goulot ou bec verseur et éventuellement une pomme d'arrosage, située à l'extrémité du goulot (percée de multiples trous, elle permet un arrosage fin et diffus). La pomme d'arrosoir est très souvent amovible, mais elle peut aussi être soudée au col. Une ou deux anses viennent compléter cet ensemble, généralement de forme semi-circulaire. L'anse située sur le flan du corps sert à incliner l'objet, celle au sommet sert à le transporter. Lorsque l'anse est longue et court le long de l'arrosoir, depuis le bas du flan jusqu'au goulot, elle a ces deux usages.
 
L'arrosoir traditionnel, utilisé en jardinage, est fabriqué en acier galvanisé à chaud (la galvanisation à chaud consiste à tremper la pièce en acier dans du zinc en fusion).
Le zinc a des caractéristiques intéressantes : sa robustesse ainsi que des propriétés fongicide et antiseptique avérées.
Le jardinier dispose souvent de deux pommes amovibles : une pour l'arrosage "classique", à gros trous (diamètre 1,4 mm) et une pomme munie d'une grille à petits trous (diamètre 0,8 à 1 mm) permettant un arrosage fin, adapté aux semis. Ces pommes sont le plus souvent en acier galvanisé ou en plastique et sont munies de grilles en acier zingué ou en laiton.
L'arrosoir en matière plastique est souvent réservé par le jardinier à l'épandage de produits chimiques, comme le désherbant. Dans ce cas, la pomme est remplacée par une rampe d'arrosage, qui est une autre amélioration ou évolution de la pomme.
Les arrosoirs d'intérieur, plus petits, sont rarement munis de pomme, mais possèdent un long col, fin et offre un petit débit d'eau. Ils sont indifféremment en métal ou en matière plastique.
 
Les beaux arrosoirs anciens, en cuivre, sont ceux qui intéressent le plus les collectionneurs. Certains modèles en zinc sont tout aussi prisés, par leur forme, leur capacité,...  et leur élégance tout simplement!

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