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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Galipot ou pot à résine

Objets de la vie pastorale et agricole
Réf.18.01.280
Pot à résine pour le gemmage, autrement appelé "galipot"
En terre cuite rose
Intérieur vernissé, extérieur laissé brut
Le pot est tapissé de résine ancienne
Employé dans les Landes pour le
Fin du XIXème siècle, début du XXème siècle
Bon état, pas de fêle, ni d'éclat
Diamètre du pot : 
Hauteur du pot : 
 
Plusieurs pots en vente, tous différents car tous réalisés à la main.
Chaque pot a été soigneusement lavé : lorsque je les ai acheté, ils étaient remplis et couverts de terre et de sable, de feuilles et d'aiguilles de pin... Les vestiges de leur ancienne vie!
Très beau témoignage du travail de la silviculture dans les Landes. 
 
Un peu d'histoire au sujet du gemmage : 
 
Depuis plus de 2000 ans, dans les Lande, des parcelles de forêt occupaient une grande partie de la région. On retrouvait ces forêts millénaires sur la côte, comme à Lacanau, Le Porge, La Teste de Buch, Biscarrosse, et en Marensin. Les Romains y exploitaient déjà la résine, notamment pour le calfatage des bateaux. 
La pratique connue la plus ancienne est celle du gemmage au « cròt » (trou en Gascon).
Pour récolter la résine, les anciens gemmeurs creusaient un trou au pied du pin, en général entre les racines, qu’ils tapissaient de mousse. Ils réalisaient ensuite une incision dans l’arbre appelée « care » avec le « hapchòt » (hache ayant l’extrémité recourbée). De cette blessure, coule la résine qui sera récoltée trois à quatre fois par an, c’est « l’amassa ». Il fallait régulièrement reprendre l’incision, car l’arbre cicatrise rapidement. La « care » pouvait ainsi s’élever jusqu'à 4 m. À cette hauteur, les résiniers utilisaient le « pitèir », sorte d’échelle à un seul montant qui nécessitait un bon sens de l’équilibre ! Vers la fin de la saison (au mois de novembre), les hommes grattaient la « care » pour récupérer la résine cristallisée. Cette méthode n’était pas vraiment optimale car la résine obtenue contenait beaucoup d’impuretés (sable et brindilles) et l'essence de térébenthine s’évaporait lorsque la résine coulait le long de la « care ».
Pierre Hugues, avocat et agriculteur bordelais breveta vers 1840 un nouveau système pour récolter la résine qu'il mit au point à Pessac. Une partie seulement de son procédé, quelque peu compliqué, sera reprise : l’utilisation d’un pot en terre cuite coincé entre une lamelle de zinc et un clou au bas de la care pour récolter la résine. Ce pot était dit « ascensionnel » car il suivait chaque année la montée de la care. Le principal avantage était que la résine récoltée contenait moins d’impuretés, et c’est ainsi que durant la deuxième moitié du XIXème siècle ce procédé se généralisa. Le « hapchot » aussi évolua, la lame devint plus étroite et son tranchant était orthogonal à l’axe du manche, par opposition à la hache traditionnelle, où le tranchant est parallèle.
Informations issues du site Wikipédia
 
Prix 45,00 €
Galipot ou pot à résine - Photo 1
Galipot ou pot à résine - Photo
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Galipot ou pot à résine - Photo
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