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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Carrosse de lavandière

Objets pour les dames
La Lavandière par Daniel Ridgway Knight
Dans la série des objets liés à la lessive, il faut évoquer le « carrosse de lavandière ».
Cet objet rudimentaire s’appelle aussi « agenouilloir » ou encore « baquet », « cabasson » dans le Gâtinais, « baillot » en Charente, « boite à laver », « caisse », « auget », « triolo », mais encore « caboulot », « casseau », « auget », « agenouilloir », « garde-genou »…
 
Pas de valets de pied, ni de cheval pour cet objet : le carrosse de lavandière est une simple caisse en bois, d’allure rustique mais toutefois pratique car elle permettait à la lavandière de se tenir à genoux devant le lavoir, sans mouiller sa robe.
Le carrosse est aussi une protection pour les genoux car la lavandière était à genoux lors de la lessive. Pour ce faire, le fond du carrosse était tapissé de paille ou de foin, de morceaux de chiffons ou de tissus ou encore garni d’un coussin de plumes, pour rendre la posture moins douloureuse.
Le carrosse était calé sous la pierre à laver du lavoir. Un astucieux petit rebord, droit ou incliné, situé sur le haut du carrosse permettait de caler la planche à laver depuis le fond du bassin du lavoir ou sur la rive de la rivière, une partie de la planche à laver dans l'eau, l'autre immergée. Il pouvait aussi être doté d'une prise évidée sur la face principale, permettant ainsi de le saisir et de le transporter. 
Les carrosses étaient réalisés dans des bois simples, type peuplier ou sapin. Ils étaient le plus souvent cloués et les assemblages étaient très souvent renforcés par des équerres ou par des languettes de bois verticales.
Rares sont les carrosses décorés car leur aspect très utilitaire ne le nécessitait pas.
Et lorsqu’ils le sont, c’est au moyen de clous ou de sculptures au canif, plus résistants à l’eau que la peinture.
Le carrosse faisait partie des outils indispensables de toute bonne lavandière parmi lesquels se trouvaient une brouette, une brosse, un battoir, des pinces à linge, un savon et le fameux carrosse. Contrairement ce que vous pourriez peut-être penser, une lavandière ne repassait pas le linge : c'est la repasseuse qui exécutait cette tache.
Le lavoir était un haut lieu d'informations : les cancans et autres histoires croustillantes y circulaient bien vite. Les langues étaient bien déliées et l'ambiance printanière y était souvent fort agréable.
De nombreux carrosses, devenus inutiles à cause de la lessiveuse puis de la machine à laver, ont fini leur vie dans des poulaillers, en guise de nichoirs!

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