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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Brûle-queue

Objets de la vie pastorale et agricole
Le ferrage des vaches dans le Morvan
Le brûle-queue est un cautère : c'est un outil qui cautérise les plaies. 
Les maréchaux-ferrands l'appliquaient à chaud sur le moignon restant de la queue d'un cheval ou de tout autre animal à qui ils venaient de couper la queue.
Le cautère était rougis au feu et son usage créait une bien mauvaise odeur : celle de la chaire brûlée et des poils roussis.
Comme indiqué ci-dessus, les paysans s’en servaient pour arrêter l'hémorragie et permettre une cicatrisation plus rapide, avec moins d’infections. 
Il faut tout de même souligner que de nombreux animaux sont morts d’infection caudale, évoluant malheureusement en septicémie.
Le brûle-queue était fabriqué par le maréchal-ferrant, mais aussi manufacturé ou encore bricolé « maison ».
Il en existe différents modèles : ronds, pleins, évidés et pointus. Il est certain que de nombreux cautères sont des réemplois d’écrous et de vieux outils dont certaines pièces ou éléments ont été prélevés.
Ce type de cautère servait aussi à brûler les cornes naissantes des caprins et de certains bovins.
Un brûle-queue était très souvent accompagné de son coupe-queue.

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