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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Cherche-puits

Objets de la vie pastorale et agricole
Ah! Quelle est belle, la langue française, lorsqu’elle nous offre de si jolis mots, un brin désuets.
Un cherche-puits, autrement nommé "crochet de puits" ou "tire-seau", est un type de grappin, le plus souvent en fer forgé, composé d’une multitude de crochets, positionnés dans toutes les directions et superposés les uns aux autres.
 
Avant l'installation de l'eau courante dans toutes les chaumières de France, les fontaines et les puits étaient les seuls moyens d'approvisionnement en eau.
L'eau y était puisée à l'aide d'un système composé d’une poulie, d'une chaîne, d'un mousqueton ou crochet de puits et d'un seau.
Parfois, un geste malhabile faisait tomber le seau au fond du puits.
Et c’est là que notre cherche-puits entre en action.
Maintenu par une corde ou une chaîne, le cherche-puits était descendu dans le goulot du puits et grâce à ses nombreux crochets multidirectionnels, il se chargeait de récupérer le seau perdu.
Dotés de ses nombreux « hameçons », la pêche était bien facilitée !
Il n’y avait plus qu’à remonter l’objet ainsi accroché.
Le cherche-puits servait aussi à nettoyer le puits : les nombreux crochets pouvaient draguer le fond et remonter à la surface des branches et des feuilles, par exemple.
Le puits servait parfois de « rafraîchissoir » : il existe en effet de petits seaux réalisés en fer forgé ajouré, que l’on suspendait au bout d’une corde et que l’on faisait tremper dans le puits, qui de par sa profondeur, conservait l’eau ou le vin fraîs.
Un cherche-puits mesure de 30 à 70 cm de haut.
Il vous en coûtera entre 20 et 90 € pour en acquérir un.
J’ai trouvé cette information que je vous livre, mais je n’ai aucun moyen de la vérifier : les cherche-puits étaient aussi utilisés pour retirer les cadavres des noyés dans les puits. A confirmer…
 
Dans la même famille, il existe les grappins, qui eux sont munis de quatre crochets fixes.
 
Pour les amateurs du petit mot de la fin...
Une étude du patois local de Clermont l’Hérault, ville proche de Montpellier, indique que dans le parlé clermontais, « Estre jalàt couma un cèrca-pous », signifie « être gelé comme un cherche-puits ».

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