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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Coupe-queue

Outils et instruments des métiers d'autrefois
Coupe-queue
Cet outil est un instrument de chirurgie vétérinaire.
Il est composé de deux branches, l’une mâle, qui porte un tranchant demi-circulaire, l’autre femelle, qui est creusée d’une cavité correspondante et emboîtante.
Le coupe-queue s’utilisait toujours avec son « brûle-queue », qui cautérisait à chaud les plaies vives.
Lorsque la « caudectomie » était autorisée et obligatoire pour certaines races de chevaux, les maréchaux forgeaient eux-mêmes leurs coupes-queues (autrement appelés « rognes-queue ») dans de vieilles limes, sinon ils les achetaient manufacturés.
Lors de la coupe de la queue, il fallait tordre le nez de l’animal, afin qu’une douleur en anesthésie une autre ou tout du moins le détourne de la douleur principale.
Ces pratiques anciennes avaient, autrefois, une nécessité certaine. Aujourd’hui, la coupe de la queue est remise en cause et sans rentrer dans les débats, je pense que c’est très probablement justifié car la médecine vétérinaire d’aujourd’hui a apporté des réponses à de très nombreux problèmes de santé, auxquels, jadis, on apportait des solutions radicales fautes de connaissances.
Le coupe-queue servait aussi à couper les queues des peaux qu’on voulait les faire tanner.
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LA CAUDECTOMIE NE VOUS DIT RIEN ? Alors voilà de quoi en savoir plus ou découvrir le sujet.
 
Pour comprendre l’emploi du coupe-queue, il est nécessaire d’avoir quelques connaissances concernant l’usage de la caudectomie.
La caudectomie désigne l'écourtage ou l'ablation de la queue de certains animaux domestiques. Les animaux qui se voyaient couper la queue étaient les chiens, les chevaux et dans le cas de l'agriculture, les porcs et les moutons.
Cette pratique fait débat en opposant régulièrement les éleveurs animaliers à des ascociations. La caudectomie est aujourd’hui « abolie » dans certains pays comme la France et la Belgique, mais aucune loi ne l'interdit.
 
Chez les chiens
La caudectomie se pratique en relation avec un standard de race à respecter. Cette opération se réalise dans les 15 jours au maximum qui suivent la naissance du chiot. Les races de chiens dont les éleveurs coupent (ou coupaient) traditionnellement la queue incluent les chiens de bergers et de garde, terriers, chiens d'arrêt Braques, épagneuls, griffons, spaniels et chiens d'agrément.
Si dans certaines races la caudectomie a un but esthétique, elle devient une « nécessité » pour les chiens de chasse destinés aux terrains broussailleux et couverts (braques, griffons, cockers). Dans ce cas, si la queue n'est pas écourtée, elle s'écorche sur les ronces des buissons et se couvre de plaies difficiles à guérir.
 
Chez les chevaux
Deux types d'interventions entrent dans la définition de la caudectomie chez les chevaux :
l'une consiste à sectionner complètement les dernières vertèbres caudales pour ôter la queue en entier, comme ça se faisait en France et en Belgique (et continue à se faire au Canada et aux États-Unis) chez les chevaux de trait. L'opération est pratiquée directement par les éleveurs à la naissance du poulain.
L'autre, nommée « bloc de la queue », consiste à modifier chimiquement l’approvisionnement nerveux de la queue pour créer l’effet d’une queue plus plate ou plus relevée, en sectionnant un nerf ou en brisant une vertèbre par exemple. Cette pratique était fréquente chez la race de l'American Saddlebred.
La coupe des crins de queue chez le cheval n'est pas considérée comme une caudectomie tant que les vertèbres caudales ne sont pas touchées et que les crins peuvent repousser.
 
La caudectomie s'est vraisemblablement généralisée au XVIIIe siècle chez les aristocrates et les nobles anglais afin de différencier leurs chevaux de ceux des roturiers.
 
Sur les peintures de l’époque, les premiers chevaux de race pur-sang anglais ont la queue coupée.
Après l’abolition des privilèges, tout le monde se met à couper la queue des chevaux pour paraître plus riche mais également pour des raisons d’esthétisme et de mise en valeur de la musculature.
 
Dans le cas de l'attelage, la caudectomie a des raisons pratiques : éviter au cocher d'être fouetté par la queue de ses chevaux, et éviter que les crins de la queue ne se coincent entre les harnais.
Avec la fin de la traction hippomobile et la généralisation de la mécanisation, la caudectomie n'a plus lieu d'être pour l'attelage. Le cheval de trait est chassé des champs par le tracteur.
 
Chez les porcs
La caudectomie est pratiquée régulièrement pour les porcs d'élevage qui vivent dans une grande promiscuité. La coupe de la queue a pour but d'éviter que les porcs ne dévorent la queue de leurs congénères (caudophagie). Là encore, son utilité est discutée puisque la caudophagie est un comportement anormal chez le porc.
 
Les renseignements sur la caudectomie sont issus du site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Caudectomie

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