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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Couvot

Objets pour les dames
Deux chaufferettes
Photo Auxerre Enchères
Vous trouverez cet objet sous l’appellation « COUVET » en Normandie, « COUVE » en Picardie et « COUVOT » en Lorraine, en Franche-Comté et en Champagne.
 
Pour être bien claire dès le début : le « couvot » est une chaufferette.
Il est classiquement composé d’un pot pourvu d’une anse et d’un petit banc, en dessous duquel le pot vient prendre place.
Lorsque l’on parle d’un couvot, c’est à la fois le pot à anse, que vous trouvez parfois seul et l’ensemble : banc et pot. Le banc, lui, prend un autre nom lorsqu’il est en célibataire (dévoilé plus loin… patience !).
Dans le pot, les femmes disposaient des braises incandescentes.
 
Le pot s’encastre donc dans le banc, en le glissant par-dessous et l’anse ressort au milieu de celui-ci, dans une encoche prévue à cet effet.
Sur le banc, dont le dessus est repercé d’une multitude de petits trous, les femmes posaient leurs pieds afin de les tenir au chaud.
 
Le pot se trouve en terre ou en cuivre, en tôle de fer. L’anse peut être fixe ou mobile.
Les couvots les plus contemporains sont dotés d’un couvercle ajouré, mais pas du banc.
Grâce à son anse, le pot était mobile et pouvait ainsi se « promener » avec son propriétaire : il était employé par les marchands travaillant en plein air et les femmes frileuses.
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Il existe un site très bien documenté sur les chaufferettes en général, dont voici l’article sur les couvots. Comme il est parfait, le voici !
 
« LE COUVET CHAMPENOIS (le mobilier et les objets usuels de la région Champagne-Ardenne) : c’est un pot destiné à contenir de la braise pour réchauffer les pieds.
 
Il se rencontrait pratiquement jusqu’aux approches de la Première Guerre Mondiale, en plusieurs exemplaires, dans tous les ménages. Les couvets étaient soit en céramique - terre cuite ou faïence – fabriqués par les potiers de la région d'Epernay, soit en cuivre, fabriqués par les chaudronniers de Reims. Ils avaient un point commun : leur forme. Pots à panse arrondie, ils comportaient une anse, fixe ou pliante, permettant de les saisir.
 
Avant d’être employé, le couvet était soit clos par un couvercle ajouré en fil de fer ou en treillis de lamelles minces, soit, lorsqu’il était utilisé dans la maison, recouvert d’une sorte de tabouret en bois appelé « CHEVRETTE». La chevrette ronde, hexagonale ou carrée, était perforée de trous, et sa face intérieure doublée de tôle cloutée, pour protéger le bois. Pour remuer et aviver la braise, on utilisait une PELLE à COUVET ou en fer ou en cuivre, parfois ornée. Les couvets de cuivre et leurs accessoires étaient offerts en cadeau de mariage ; aussi comportaient-ils différents décors : festons, guirlandes, … . »
Extrait issu du site : www.chaufferettes.com
  
Sources de cet article:
-Havard (H.).Dictionnaire de l’ameublement et de la décoration depuis le XIIIième siècle jusqu’à nos jours.
Paris, maison Quantin, 1887-1890. 4 vol tome 1 p.1047
-www.chaufferettes.com
-Lecoq (R) .Les objets de la vie domestique. Ustensile en fer de la cuisine et du foyer des origines au XIXème siècle. Paris, Berger-Levrault, 1979 p.104

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