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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Fer à gaufrer

Outils et instruments des métiers d'autrefois
Bel ensemble de fers à gaufrer
ET EMPORTE-PIECES A USAGE TEXILE
 
Le fer à gaufrer est un outil de métier, ancien et plus vraiment utilisé.
 
« Gaufrer » signifie donner du relief, du volume à un morceau de tissu ou de papier. Lorsque l’on retourne une image gaufrée, on distingue un motif formé de légers creux et donnant une image en miroir mais inversée. Cette image est appelée « effet creusé ».
Le fer à gaufrer permet de thermoformer un motif, puisqu’il s’emploie à chaud pour déformer la surface voulue. Il est employé pour emboutir une pièce de tissu ou de papier.
Voici comment se présente un fer à gaufrer : il possède deux parties qui s’emboitent, une mâle et une femelle. Il s’agit d’une forme et d’une contre-forme, non fixées l’une à l’autre. Ceci explique que l’on trouve parfois l’une sans l’autre !
 
Ce système d’encastrement permet un thermo-moulage très efficace et souvent de belle qualité. Les fers à gaufrer ont toujours une belle prise en bois.
L'emporte-pièce permet, quant à lui, de travailler les contours des formes.
En effet, afin de détacher la pièce de son support, on utilisait un emporte-pièce, comme en pâtisserie, très souvent vendu avec le fer, car indissociable.  Cet outil est facilement reconnaissable : il épouse parfaitement la forme emboutie du fer à gaufrer et possèdent des contours bien nets et relativement tranchants. Il permet de dégager les contours et lorsqu’il était chauffé, brûlait les bords du tissu, les empêchant ainsi de s’effilocher.
 
Certains fers à gaufrer font eux-mêmes offices d’emporte-pièces : l’arrière du fer, qui est exactement à la taille du fer, lorsque celui-ci est creux, peut avoir ses bords affutés pour cet usage.
Pour se servir d’un emporte-pièce classique, il suffit de le poser bien droit sur la feuille et de taper un bon coup sur l’arrière du fer, qui est en fait une tige de métal prévue à cet effet.
Les modistes ont beaucoup employé les fers à gaufrer, pour faire des fleurs, agrémentées de leur feuillage en tissu (soie, coton fin, satin, …). Ces fleurs artificielles ornaient chapeaux, toilettes, sacs à main ou finissaient en broches. Elles étaient ensuite montées et assemblées, soit en étant cousues ensemble (pour un effet plutôt plat),  soit en étant maintenues par un fil de fer, qui de prolongeait ensuite en tige (pour un effet plutôt volumineux).
 
On trouve des fers pour réaliser une fleur entière, mais aussi juste pour faire un pétal.
On peut dire qu’il existe à peu près un millier de formes différentes, tout autant qu’il existe de fleurs et de motifs végétaux, car c’est quasiment le seul type de motif que l’on trouve.
Parfois, les détails, comme la forme des pétales, les pistils ou les lignes des feuilles, étaient peints à la main.
 
Accessoirement, ce type de fer permit aussi de gaufrer du papier, mais ce ne fut pas l’usage premier.

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