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PORTE-SEAUX



 

Autrefois, il existait un système rudimentaire mais très efficace, principalement employé en milieu rural, qui facilitait le transport de l’eau depuis le puits vers ses consommateurs, tant pour l’usage de la maisonnée, que pour les animaux.

On allait aussi fréquemment puiser de l’eau dans les cours d’eau proche, dans ce cas précis, cette eau servait uniquement à abreuver les bêtes et pour le nettoyage des sols de la maison.

Le porte-seaux servait aussi à rapporter à la ferme le lait des vaches laissées dans les prairies, après les traites.

Ce système de portage, c’est simplement le joug déjà bien connu de tous, mais dans sa version « humaine ». Il prend alors le nom de « porte-seaux » ou de « joug à porteur ».

 

Le système est composé  d’une seule pièce de bois (l’objet est donc monoxyle). Il possède peu ou prou la forme d’un joug animal simple (pour une bête) mais de plus petite taille. Sont attachées de part et d’autres des extrémités, deux chaines ou cordes, terminées par des crochets, auxquels le porteur suspendait les seaux. A l'origine, le joug n'était pas garni de chaînes mais uniquement de cordes.

Le joug peut être une simple planche échancrée en son milieu pour la nuque et être creusé pour s'appliquer convenablement sur les deux épaules.

Le système s’installait en effet derrière le cou et reposait sur les épaules du porteur. L’appareil était souvent ergonomique car la pièce de bois était mise en forme et épousait les contours du cou et des épaules. Cette partie pouvait être rembourrée pour plus de confort.

Aux crochets, de chaque côté, on enfilait l’anse d’un seau d’eau de 25 litres en bois.

Le joug à porteur permettait à une seule personne de porter deux seaux ou deux fardeaux, l'un à gauche et l'autre à droite, en équilibrant le poids, tel un portoir-balance qui répartit la charge en même temps sur les deux épaules et permet d'équilibrer la charge tout en tenant à distance des hanches et des cuisses les fardeaux gênants.

 

Dans les campagnes, le porte-seaux avait la spécificité d’être porté par les hommes, mais le plus souvent par des femmes, qui en terme de corvées, faisaient autrefois largement les leurs, par des adolescents ou encore des enfants.

Le porte-seaux régional est l’ancêtre du porteur d’eau à la bretelle du XVIIIème, en usage à Paris, quand il n’y avait pas d’eau courante dans les maisons.

 

L'instrument a été parfois fabriqué à la ferme même, du moins pour le modèle moins sophistiqué. Ce type d’objet a le plus souvent fait l’objet d'une fabrication en série par les boisseliers de la région.

 

Il prend une grande variété de noms locaux, en fonction des patois tels que « gorê » (qui signifie aussi « collier de cheval ») ou « courbe », « canole » en picard.

 

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PORTE-SEAUX

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