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POT A CONFITURE



Il s’est vendu récemment une belle collection de pots à confiture, dans une vente aux enchères d’Art Populaire (Fréderic Lefranc, Auxerres, le 26 octobre 2013).

Et cela m’a donné envie d’en parler !

 

Le pot à confiture est un élément essentiel lors de la réalisation de la confiture. Il permet de la stocker et de la conserver, parfois même durant plusieurs années, enfin, si les conditions d’hygiène du contenant et de sa fermeture sont bien respectées. Mal fermé, un dépôt de moisissure se forme à la surface de la confiture et on hésite parfois à la consommer !

 

Les pots d’autrefois ne sont pas aussi élaborés que ceux de maintenant !

Pas de couvercle qui se visse ! Le pot ancien est doté d’une large lèvre ourlée, située juste en dessous de son ouverture. Son corps peut être droit ou évasé. Les parois sont souvent transparentes pour les pots en verre moulé et opaques lorsque le pot est en grès ou en porcelaine. Quelle que soit la matière, les parois toujours bien épaisses, ce qui rend les pots bien costauds et réutilisables de nombreuses fois. Les matériaux employés dans la réalisation des pots, les rendent lavables et « ébouillantables » à volonté, donc hygiéniques !

 

Autrefois, on fermait le pot de diverses manières : paraffine pure coulée directement sur la confiture, puis on recouvrait l’ouverture un papier gras, maintenu tendu par un lien noué sous la lèvre du pot. On pouvait aussi placer directement sur la confiture une rondelle de papier imbibé d’alcool et/ou de paraffine, l’ouverture est, là aussi, tendue d’un papier gras qui occulte l’ouverture. On peut aussi le fermer avec un papier qui n’est gras que sur une seule face. Il faut alors tendre le papier en humidifiant l’autre face et une fois posée sur le pot, en séchant, le papier s’étire et ferme hermétiquement le pot. Ce même procédé peut se réaliser avec du blanc d’œuf, badigeonné sur la face du papier qui est en contact avec le pot. Cette opération se fait avec de la confiture bouillante exclusivement, car la vapeur, s’évaporant, scellera le papier, en séchant le blanc d’œuf.

 

Les pots à confiture sont hautement collectionnables : ce sont, pour beaucoup, des pots publicitaires plutôt recherchés.

Le fabricant inscrivait son nom et faisait sa « pub » grâce à son pot, le corps servant de support.

Vous verrez ci-dessous, un large panel de photos, vous présentant ainsi une grande variété de « noms » de la confiture : Félix Potin, Damoy, Chardon, Goy, Jacob, Maison Lamoureux, …

Le marché du pot à confiture est plutôt marginal ! Mais certains modèles rares se négocient au-delà des 50 € pièce.

 

Pour la petite histoire :

La confiture est une confiserie. Elle est obtenue en faisant cuire des fruits avec le même poids de sucre. Cette technique de cuisson lente est un moyen de conservation des aliments, et parfois l’unique  moyen de consommer certains fruits amers ou astringents.

En 73 après J.-C, Pline l'Ancien dans son « Histoire Naturelle » évoque les recettes de conservations de son époque : cuissons des fruits dans du miel, du sirop ou du vin de raisin. Au IVème siècle, Palladius dans son traité sur l'agriculture « De Rustica » évoque lui aussi des recettes de fruits cuits.

Vers l'an mil, par l'intermédiaire du monde arabe, le sucre (de canne, en cristal) est introduit en Europe, les confitures y connaissent alors un nouvel essor.

Au Moyen Âge, l'appellation « confitures » désigne toutes les confiseries réalisées à partir d'aliments cuits dans du sucre, du sirop ou du miel : bonbons, fruit confits, etc. La confiture actuelle était appelée « electuaire », du latin « eleucterium ». Originaire de la pharmacopée mésopotamienne, elle était alors utilisée comme traitement. Différentes recettes trouvent rapidement leur place aussi dans le « boutehors », le dernier service des banquets médiévaux.

Longtemps considérées comme un produit de luxe, les confitures se banalisent au début du XIXème siècle grâce à la découverte du sucre de betterave.

 

Et les autres ?

Une gelée est une confiture où n'est pas conservée la pulpe des fruits. Seul le jus entre dans la composition.

Une marmelade était à l'origine une confiture de coing (« marmelo » en portugais). Aujourd'hui, le terme désigne plutôt une confiture à base d'agrumes ou alors une préparation très épaisse dans laquelle les morceaux de fruits ne sont pas totalement pris en gelée. Une marmelade doit contenir au minimum 20 % de fruits

Si le terme est régulièrement associé à tous types de fruits, une directive française datant de 1979 dispose que le terme « marmelade » ne peut s'appliquer qu'à des produits élaborés à partir d'agrumes.

On appelle « confit de fleurs » les productions qui utilisent des fleurs comme ingrédient principal.

Les « chutneys » sont des préparations de fruits aigres-douces qui servent de condiments dans la cuisine indienne.




POT A CONFITURE

POT A CONFITURE

POT A CONFITURE

POT A CONFITURE

POT A CONFITURE

POT A CONFITURE

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POT A CONFITURE*

POT A CONFITURE*

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POT A CONFITURE