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LIADOU



Le liadou c’est, en patois, « le bâton à lier » mais c’est surtout un objet à deux visages : il peut s’agir d’un bâton simple, tourné, pointu, souvent très dépouillé d’aspect mais parfois décoré en son sommet et au niveau de la prise pour une meilleure prise en main. Il peut aussi s’agir d’un bâton monoxyle, assez long, doté d’un disque  sur le revers de la poignée. Ce rond intégré au bâton protège la main contre les tiges coupées, qui blessent comme autant d’emporte-pièce verticaux et il ne faut pas oublier que la main est l’outil le plus utile à l’homme rural, elle est donc précieuse !

Un tel modèle mesure environ 80 cm de long et le disque 20 cm de diamètre.

 

Le liadou c’est l’outil, fait maison, qui permet de ficeler les gerbes de paille, constituées de plusieurs petites gerbes. Pour être très exacte dans les termes employés, il faut dire que le blé était coupé puis mis en « javelle » et que plusieurs javelles étaient nécessaires pour constituer une seule gerbe.

Et pour être encore plus précise, on dégageait la javelle (= on coupait un paquet de tige) sur toute la longueur d’un sillon pour faciliter le passage de la faucheuse tirée par les bœufs et pour faciliter le séchage des tiges situées sur cette parcelle. On appelle cette action "lever la javelle".

« Lever la javelle », c’était principalement le travail des femmes et des enfants. Mais un homme ne coupait pas à « lever la javelle », s’il le pouvait ou s’il le devait.

Une fois sèches, les javelles sont rassemblées en bottes ou gerbes. Et le liadou entrait en scène ! La gerbe rassemblée, le moissonneur la prend sous son bras gauche et en frappe la base avec le « rond » du liadou afin de mettre les tiges de blé à la même hauteur.

La gerbe est alors liée, ceinturée par un lien de paille étirée et entortillé avec d’autres brins. La pointe du liadou est glissée entre le lien et la paille. Plusieurs tours de l’outil assurent un bon serrage du lien autour de la gerbe.  Comme il est effilé, le liadou est facilement retiré.

C’est donc un outil agricole et plus spécifiquement, celui du moissonneur.

 

Les gerbes sont ensuite emmenées dans la grange, pour y être stockées et attendre patiemment le battage, qui aura lieu en fin d’été, une fois que les gerbes seront bien sèches et que le gros des moissons et fenaisons sera terminé.

Le battage est effectué au fléau. (Le fléau est déjà traité, si cela vous intéresse).

 

Il se dit aussi que le liadou pouvait servir à la réalisation des toits de chaume, ce qui n’est pas impossible car il peut s’apparenter très aisément à la pâle à chaume.

Ce type d’objet, employé couramment, possède très souvent une belle patine d’usage.

 

On trouve ces objets partout en France mais ceux possédant un disque de protection de la main sont typiques de Limousin, de la Corrèze et des Pyrénées.

En Corrèze, on le nomme aussi « liadour » et « garrot » dans les Pyrénées.

On le trouve encore sous le nom « d’aiguille à gerber », de « cheville de moisson » ou encore de « bâton à lier ».




LIADOU

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LIADOUS du site http://vieux-outils-art-populaire.blogspot.fr/

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