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JEU DE JONCHETS



« Jeu d’origine presque inconnue, bien que son « ancêtre » se serait appelé « le pousse aux épingles » du temps où il était pratiqué par les Romains, il ne serait réapparu sous le nom de « jeu de jonchets » (ou « honchet », ou « onchets ») qu’au XIVème siècle, ces mots étant de la même famille que « hochet » du verbe « hocher » qui voudrait dire « remuer ».

C’est la nature qui en a d’abord fourni la matière : fétus de paille, brindilles, joncs, os, puis ivoire  par la récupération des débris d’ivoire laissés par les fabricants d’échiquiers et sculptés pour certains à leurs extrémités, les jeux les plus modestes étant fait d’allumettes marqués de traits de couleur différente.

(…) Les bâtonnets portent à leur extrémité de petites figurines similaires à ceux des jeux de cartes (roi, dame, cavalier et son cheval, valet, drapeau, … ) coiffés de chapeaux selon les époques. (…)

Le jeu complet se compose de  quarante bâtonnets de huit à treize centimètres de longueur, nécessite deux joueurs, le premier qui prend la paquet de jonchets en main doit l’élever de quelques centimètres au-dessus de la table de jeu où, comme le disait Montaigne, « ils tournoient dans un mouvement d’ivrogne, titubant, vertigineux », puis une fois retombés, essayer sans les faire remuer, de tirer les plus accessibles et les plus légers du tas ainsi formé avec l’aide d’un crochet… le plus faciles à « attraper » étant évidemment les plus légers, ceux dont la tête est sculptée, plus lourds et de format moins simples, demandant plus d’adresse, donnent droit à un nombre de points supérieurs (20 points pour le roi, 15 points pour la reine, 5 points pour le cavalier). Dès qu’une pièce remue, le joueur est éliminé.

Le jeu de jonchet cédera la place au Mikado qui s’est répandu en Chine au XIXème siècle, puis gagnera la France… »

Extrait de l’ouvrage : Un cabinet de curiosités, Musée Hôtel Bertrand de Chateauroux, Lancosme éditeur, p.88, article rédigé par Madame Christiane Barathon

Cet excellent article dresse un beau et bien complet portrait de des curieux bâtonnets.

 

Voici d’autres informations, pêle-mêle :

 

-On pense que l’origine du mot proviendrait aussi de « jonc », matière naturelle qui aurait fourni les premiers bâtonnets…

- Il est attesté qu’on trouve mention de ce jeu dans l’inventaire des bijoux, vêtements, manuscrits et objets précieux de la Comtesse de Montpensier sous la forme jeu de jongz très certainement «jeu de jonchets».

-On trouve des jeux de jonchets le plus souvent en ivoire, en argent, en os, en bois, les plus contemporains sont en plastique.

-En plus des bâtonnets surmontés de figurines, le jeu est complété par un bon nombre de bâtonnets simples, tels des mikados.

-Ce jeu fût très populaire jusqu’au XIXème siècle, époque à partir de laquelle il commence à disparaitre lentement.

-La qualité de la sculpture est très variable d’un jeu à l’autre : certains sujets sont raffinés et élégants quand d’autres sont juste ébauchés, rustiques, presque vilains. Le prix de vente est donc établi en fonction du travail effectué.

-Les prix sont très étagés. Les plus élevés concernent des jeux des XVIIème et XVIIIème siècle, complets de leurs bâtonnets et de leur boite. Une boite du XIXème, contenant des jonchets un peu grossiers se négocie autour des 20 €.




JEU DE JONCHETS

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