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COCARDE DE CONSCRIT



Le conscrit est un jeune homme qui est appelé à servir son pays, lors d’une guerre.
C’est au tout début du XIXème siècle que la conscription bat son plein.
C’est la loi Jourdan qui l’institut en 1798 (an VII) : tous les hommes peuvent être mobilisés en temps de guerre, tandis qu’en temps de paix l’armée fait principalement appel à des engagés volontaires.
Pour mettre en œuvre cette décision, tous les hommes âgés de 20 ans (sauf les hommes mariés, les infirmes, etc.) seront inscrits ensemble sur une liste de recrutement, d’où le terme de conscription.
Ce système de l’obligation militaire sera supprimé à la Restauration.

Et avec le service militaire obligatoire, disparaissent des mœurs et des coutumes qui sont inhérentes à l’enrôlement et qui ont donné naissance à divers objets, comme l’épinglette « bon pour les filles », la quille du libérable ou encore la cocarde du conscrit, qui est le sujet de cet article.

 

La conscription prend la forme d’un tirage au sort. Cependant le tirage au sort n'offrait pas de possibilité d'échapper au service militaire, car seul le nombre d'années de service était une question de hasard (le service militaire pouvait durer jusqu'à cinq ans, le tirage au sort déterminait alors la durée individuelle pour chaque conscrit).

Après le tirage au sort fatidique, puis le conseil de révision qui éliminait ceux de mauvaise constitution, ceux dont la santé mentale était chancelante ou encore les « soutien de famille », les hommes aptes partaient servir sous les drapeaux.


La conscription, à défaut d’être bien vécue par le jeune homme, à qui personne ne vient demander l’avis, devient alors un rite de passage de l’enfance au monde adulte, un évènement fêté. Cette « fête » est peut-être la dernière chance de voir un ami, un frère, un voisin ou un cousin car qui sait s’il en reviendra un jour ?

Le mythe des conscrits, joyeux, insouciants, partis fleur au fusil est tenace.
En 1914, c’est avec la peur au ventre que les conscrits iront au front se faire massacrer.

Les nouveaux engagés reçoivent alors leurs insignes, leur épinglette  « BON POUR LES FILLES ! » et une cocarde tricolore, signes de leur nouvelle virilité acquise.

On peut trouver de très nombreuses informations sur ces cocardes : l’année d’enrôlement et de la classe, les mots « reçu », « bon pour les filles », « bon », « vive la classe », « vive la France », « gloire aux conscrits », « honneur à la classe 1905 » … En son centre, on peut trouver une médaille, sur un pompon plat pailleté, avec sur une face Marianne et sur l’autre la République française, ou une épinglette avec un décor symbolisant la république, avec un blason et les initiales RF,…

Elle peut être agrémentée de plusieurs étoiles métalliques colorées mais aussi de pompons dorés ou argentés.

Les dernières cocardes datent de 1960 car c’est à cette époque que le conseil de révision disparait.


Les cocardes de conscrits peuvent se trouver lors de vide greniers ou brocantes et encore plus facilement sur Internet.
Le prix moyen est de 15 €, ce qui est plutôt très faible. Amateurs, il y a de quoi vous régaler et en plus, il existe de très nombreux modèles différents !

N’oubliez pas d’être exigeants lors de vos achats : la cocarde doit être complète, en parfait état, du moins avec le moins de tâches et de lacunes possibles et pour les plus récentes, dans leur boite d’origine.  




COCARDE DE CONSCRIT

COCARDE DE CONSCRIT

COCARDE DE CONSCRIT

COCARDE DE CONSCRIT

COCARDE DE CONSCRIT

COCARDE DE CONSCRIT

PORTRAIT DE CONSCRIT

COCARDES DE CONSCRIT

COCARDE DE CONSCRIT

COCARDES DE CONSCRIT

COCARDE DE CONSCRIT dans sa boite d'origine

COCARDES DE CONSCRIT