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CANARD DE MALADE



Le canard de malade est un petit récipient qui tire son nom de sa forme la plus courante : la silhouette d’un canard.

Cette astucieuse « mini verseuse » à particularité de ne pas renverser le liquide qu’elle contient car elle est dotée d’un demi couvercle fixe. Ce rabat hermétique autorisait une forte inclinaison de l’objet, sans risque pour le malade d’être inondé !

Muni d’un bec verseur plus ou moins long et étroit, le canard de malade était employé pour faire boire potage, soupe, sirop, potion, décoction ou tout autre médicament sous forme liquide à une personne plus ou moins allongée, qui ne pouvait donc logiquement pas se servir d’un verre ou d’un bol.

 

Le canard de malade est à fond plat, il se pose donc facilement n’importe où.

Il est généralement muni soit d’une petite anse latérale, mais aussi de deux oreilles ou d’un manche, pour une préhension et un usage facilités.

Il pouvait être réalisé en verre, en porcelaine, en étain, en terre vernissée ou en faïence.

Les canards de malade en étain sont plus singuliers par leur forme : ils ressemblent à de petites théières agrémentées d’un long déversoir tubulaire. Ils sont, en outre, totalement fermés par un couvercle. En terme de forme de la panse, ils sont pomiformes ou piriformes.

Un gland orne le couvercle et sert de prise.

 

Il est malaisé pour un néophyte de distinguer un canard en étain d’une petite verseuse. Leur forme est vraiment étonnante et différente des canards les plus courants.

Les potiers d’étain (c’est ainsi qu’on les nomme) ont réalisé des canards de malade dès le Moyen Age. Ils étaient alors nommés « buveron » ou « cuiller de malade » (information issue de "l'Art du Potier d'Étain", Pierre-Augustin Salomon publié par l'Académie des Sciences en 1788).

Aujourd’hui, les canards en étain qui circulent sur le marché datent pour la plus part des XVIIIème et XIXème siècles.

 

Le canard de malade est aussi appelé « biberon de malade » ou encore « tasse de malade ».

Mais pour autant, appartient-il à la famille des biberons ?

C’est une question intéressante qui se pose dans le monde la bibérophilie.

Le mot « biberon » possède deux définitions : il peut s’agir d’un petit contenant destiné à faire boire les malades ou d’un petit appareil dont l’usage est de remplacer le sein maternel. Un seul mot désigne donc deux objets.

Certaines formes de « biberons », au sens large, sont équivoques. Elles laissent suggérer que l’usage de certains canards a été double ou détourné tardivement. Ainsi, il serait tout à fait possible que certains biberons de malade aient pu servir ponctuellement aux deux tâches : nourrir bébés et souffrants. Et vice-versa.

 

Bonne nouvelle, il se trouve des canards de malade absolument partout en France.

 

Un canard très classique et contemporain en forme de volatile valent à peine quelques euros : de 5 à 15 €.

Un canard en étain du XIXème siècle vaut entre 300 et 400 €.

Un canard en faïence du XVIIIème, lyonnais par exemple, vaut quelques 500 €.




CANARD DE MALADE EN ETAIN

CANARD DE MALADE EN PORCELAINE DEBUT XXème

CANARD DE MALADE (en forme de canard) XXème

CANARD DE MALADE EN FAIENCE DE BORDEAUX DEBUT XXème

CANARD DE MALADE EN ETAIN

CANARD DE MALADE EN ETAIN

CANARD DE MALADE EN ETAIN

CANARD DE MALADE EMAUX DE LONGWY

CANARD DE MALADE DE FORME TRES COURANTE

CANARD DE MALADE EN METAL EMAILLE

CANARD DE MALADE DE LA CROIX ROUGE XXème

CANARD DE MALADE EN FAIENCE DE VARAGES XVIIIème

CANARD DE MALADE EN FAIENCE Lyon ou Dauphiné XVIIIème

CANARD DE MALADE EN FAIENCE DE ROUEN XVIIIème

CANARD DE MALADE EN FAIENCE DE SAMADET XVIIIème

CANARD DE MALADE EN FAIENCE DE ROUEN XVIIIème