Nous utilisons des cookies pour garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser celui-ci, nous considérons que vous en acceptez l'utilisation. plus d'informations
fr
Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
Menu
Rechercher un objet
AccueilEspace documentaireMaître-à-danser

Maître-à-danser

Outils et instruments des métiers d'autrefois
Compas maître-à-danser photo : https://compas-passion.jimdo.com
Non, il n’en est rien, vous n’apprendrez pas de pas de danse dans cet article !
Le sujet est un peu plus technique et pas franchement festif, quoique distrayant.
 
Le maître-à-danser est un instrument de géométrie.
Il s’agit d’un compas composé de deux branches croisées mobiles reliées par une articulation centrale maintenue par un rivet.
Il sert à la fois pour la mesure de l’épaisseur et du diamètre intérieur (voir la mise en application sur les photos, en bas).
Ce type d’outil de précision était beaucoup utilisé notamment en horlogerie. Il est d’ailleurs toujours en usage actuellement.
Certains, vous le verrez sur les photos, ont été conçus à doubles branches opposées.
Ils permettent la prise de mesure en direct car l’ouverture d’un côté est automatiquement répercutée sur la paire opposée.
Cela évite d’avoir à ressortir le compas de la pièce pour obtenir la mesure et facilite la prise un relevé précis des mesures de la pièce.
 
Son nom découle bien sur de sa forme : les branches figurent les jambes d’un danseur ou d’une danseuse.
Il peut y avoir en prime des bras, plus rarement un corps et encore plus rarement un visage alors figuré sur le rivet.
Licencieusement, lorsque le compas est légèrement ouvert, il laisse apercevoir un entrejambe féminin, tout à fait coquin !
Les modelés des branches offrent différentes attitudes ou la différenciation sexuelle : des jambes de danseuse sur les pointes, une silhouette féminine complète, un homme sans tête, une paire de jambes masculines musclées, …
De petits détails comme la paire de chaussures, la position des pieds, la carrure et l’ouverture des jambes en font de petits objets fort sympathiques, atypiques et donc collectionnables.
 
Ainsi, son aspect artistique en fait un objet à la fois technique et décoratif.
En  terme de dimension, qui dit qu’il s’agit d’un outil de précision, dit ce que cet objet se trouve en petit en taille, surtout lorsqu’il est en usage dans le domaine de l’horlogerie.
Les plus petits mesurent donc entre 5 et 8 cm  et les plus grands près de 40-45 cm !
La moyenne se situe autours des 12-15 cm.
 
Ils sont réalisés en alliage cuivreux, en tôle de fer, en acier, en laiton, en cuivre, en fer forgé.
Les plus anciens datent du XVIIIème et la plupart d’entre eux sont du XIXème siècle, les plus tardifs du début du XXème siècle.
Les plus recherchés présentent un corps entier, une belle silhouette dont l’entrejambe laisse rêveur, un visage, des bras, … ou un détail moins courant telle qu’une paire d’escarpins !
 
Pour finir par un peu de culture, jusqu’au XIXème siècle, le maître à danser est celui qui enseigne les pas de danse, les cours de bonnes manières et de maintien en société.
Le compas se différencie de ce « maître à danser » aisément car il s’écrit avec deux traits d'union.

Galerie photos