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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Peigne à lin

Objets de la vie pastorale et agricole
Peigne à lin, photo Pinterest
Le lin est cultivé pour ses propriétés textiles et oléagineuses : les tiges deviennent fibres et les graines de l’huile.
Cette huile était nécessaire pour la réalisation de peinture (peintres de chevalet), le tourteau étant ce qui résulte de la pression des graines était et est toujours destiné aux animaux. Enfin, grossièrement écrasée, la graine servait aux purges et aux cataplasmes.
Le peigne à lin n’est pas un outil nécessaire dans le processus de transformation de la tige de chanvre en fibres à tisser. Cet outil simple mais fonctionnel permettait de récupérer les graines de lin sur les tiges afin de les ressemer l’année précédente, donnant une récolte moins fournie généralement. Les graines ainsi récupérées étaient très prisées pour la fabrication de l’huile de lin.
Le peigne à lin est un peigne simple, composé d’une seule rangée de dents, plus ou moins espacées mais jamais très resserrées.
Ce peigne est en bois principalement et plus rarement en métal.
Il possède une prise, un manche ou une poignée. Il est taille modérée : entre 20 et 30 cm.
 
La fleur de lin est ravissante mais éphémère. Elle fleurit au milieu du mois de juin.
Elle éclot, puis est fécondée dans la journée et meurt le soir même, si elle n’a pas succombé avant à la chaleur. Les capsules, qui continent les graines, vont se former au cours des quinze jours qui suivent la floraison.
Au mois de juillet, les tiges de lin sèchent sur pied et commencent à brunir.
C’est le moment de la récolte de la plante de lin, qui attention, ne se coupe pas mais s’arrache.
C’est seulement après l’opération du « rouissage », durant laquelle les bottes de lin sont mises à tremper dans de l’eau, que les capsules sont récoltées.
Une fois bien sèches, les tiges sont prêtes : il est temps de débuter la récolte des graines.
Le signe d’une bonne maturité est atteint lorsque, en secouant les capsules, on entend les graines de lin qui « tintent ».
 
Les femmes passaient alors le fameux « peigne à lin », qui, en circulant entre les tiges, détache les capsules de la tige, simplement en tirant légèrement dessus. Seules les capsules non arrivées à maturité résistent un peu plus.
Pour libérer les graines de lin des capsules, il suffit de pincer la capsule sèche entre les doigts pour la réduire en poudre ou la casser : des graines marron et luisantes en tombent, elles sont faciles à repérer.
La culture du lin fut longtemps dédiée à la filature. La récolte des graines était une activité plus marginale.
 
Pour découvrir les différentes étapes qui permettent de faire du fil avec une tige de chanvre ou de lin, je vous encourage à lire l’article sur le « peigne à filasse ».
 
Attention, il y a une réelle confusion entre « peigne à filasse » et « peigne à lin » et même les musées s’emmêlent les pinceaux… Alors, prudence.
Ceci dit, maintenant que vous avez lu cet article, vous ne serez plus de ceux-là !

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