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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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AccueilActualitésLe saviez-vous? Connaissez-vous le métier de ....

Le saviez-vous? Connaissez-vous le métier de ....

23/03/2020

Le saviez-vous? Connaissez-vous le métier de ....

« Le saviez-vous ? »
Confinés mais cultivés : voilà de quoi apporter un peu de légèreté culturelle à notre quotidien. Cela dit, à la fin de cette lecture, vous direz peut-être « beurk » !
Il existait autrefois un métier populaire, que vous n’auriez même pas imaginé : vendeuse de restes alimentaires, appelée « marchande d’arlequins ». Installée aux Halles et aux abords des marchés dans la matinée, la marchande d’arlequins courrait les arrières cours des maisons aisées et les cuisines des restaurants tôt le matin ou tard le soir, à la recherche des restes de repas. Les domestiques et les employés des restaurants étaient toujours ravis de se faire quelques sous en revendant les fins d’assiettes de leurs patrons et clients.
Mais qui pouvaient bien acheter ces reliefs alimentaires ? Les forts des Halles, les journaliers mais aussi les mendiants, les « sans-le-sou » et autres gagne-misère se « régalaient » de ces assiettes bariolées, dans lesquelles ils retrouvaient tout un repas : croûtes de pain, légumes cuisinés, viandes diverses et variées, morceaux de poisson, de la salade. Parfois, même le dessert était dans l’assiette, soit dans un coin, soit mélangé aux restes. Les beaux morceaux étaient placés sur le dessus, pour attirer le chaland et masquaient la masse informe des autres restes, dissimulés en dessous.
Vous avez donc compris l’origine du nom de ce métier : le contenu des assiettes était aussi coloré et varié qu’un costume d’Arlequin !
Pour ne pas dégoûter les clients, le tri des denrées, jetées en vrac dans des seaux, était réalisé à l’abri des regards, tout comme la tournée de ramassage : on ne donnait l’adresse pas ses bons contributeurs !
La vente de ces assiettes, toutes différentes bien évidemment, attiraient grand nombre d’ouvriers, qui ne pouvaient pas s’offrir un meilleur repas.
Avant de dire un légitime « beurk », sachez tout de même que les marchandes d’arlequins étaient des femmes du peuple, mais aisées. Leur petite affaire était toujours très lucrative et il se dit même, à demi-mot, que certains bourgeois aisés mais pingres venaient se ravitailler chez les marchandes d’arlequins !
Sources : elles sont multiples et sur le Net, en tapant « marchande d’arlequins », vous trouverez des tas d’informations sur ce métier oublié !