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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Fer à papillote

Objets pour les dames
Fer à papillote
Se dit aussi  « fer à papillotes ».
 
Ce type de fer fut employé pour la réalisation de coiffures, permettant la mise en forme des cheveux, grâce à la chaleur.
Le but du fer à papillote était de chauffer celle-ci, en faisant cuire les cheveux qui se trouvaient à l’intérieur. La papillote était écrasée entre les deux parties rondes du fer, chauffé. Et oui, pour faire tenir la frisure souhaitée, il fallait dessécher le cheveu !
Pour savoir si la mèche de cheveux avait été assez chauffée, le papier de la papillote jaunissait, ce qui indiquait le juste temps de « cuisson ». 
En restant trop longtemps sous la chaleur du fer, le papier fonçait pour devenir de plus en plus marron : les cheveux étaient alors calcinés, parfois réduits en poudre.
 
Pour bien appréhender l’usage du fer à papillote, voici une excellente explication sur les us et coutumes afférentes à cet objet. 
 
Les papillotes
 
La mise en forme de la chevelure, son bouclage, se fait par la réalisation des papillotes.
Papillotes : nom donné à un morceau de papier dans lequel on enveloppe les cheveux avant de les friser. On trouve ce mot déjà 1617.
Deux sortes de formes de papier existent pour faire une papillote : la forme triangulaire, forme classique pour toutes les longueurs de cheveux et la forme rectangulaire fendue au milieu de sa longueur sur une assez grande distance pour les cheveux courts.
La chevelure est alors divisée en petits carrés. Avec les cheveux de chaque carré, on forme une boucle plate, en commençant l’enroulage par la pointe des cheveux, pour finir près de la racine.
Lorsque la boucle est posée dans une feuille de papier de forme triangulaire, chaque pointe du papier est rabattue, pliée, à l’opposé de son point de départ, permettant de faire plusieurs pliages enfermant la boucle et la maintenant en forme. À la fin du pliage, la papillote a la forme d’un genre de croissant. Ainsi, empapillotée, elle ne peut pas se défaire.
En tenant à la fois, la racine des cheveux et la pointe de la papillote, la partie du milieu de la papillote est libre, facile à pincer et à chauffer avec le fer chaud.
Pour avoir une frisure importante et régulière, il faut réaliser un très grand nombre de papillotes et des petites mèches régulières, mais pas trop grosses.
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Voici un récit datant du XVIIIème siècle pour compléter ces informations :
 
« C’est la coiffure qui est la grande affaire ou plutôt le vrai supplice, il faut se livrer des heures durant au fer, subir deux milles papillotes sur la tête, les grands artistes étant fort connus et peu disponibles, on est forcé parfois de se faire coiffer la veille et de passer la nuit à dormir dans un fauteuil ».
 
Voici en outre, une autre description de Mme de Choiseul :
« Je viens de m’arracher du lit pour achever une frisure commencée d’hier ; quatre pesantes mains accablent ma pauvre tête.
Ce n’est pas le pire, j’entends résonner à mes oreilles le fer pour les les papillotes, il est trop chaud (…) ».
 
Le coiffeur pouvait réaliser deux sortes de papillotes :
-la papillote classique, simple, en boucles. C’est celle qui vient d’être décrite précédemment. 
-Et il existait aussi la papillote tortillée ou double, réalisant un crêpé qui se faisait sur cheveux courts. Ce type de papillote était plutôt réservée aux hommes et donnait une frisure soutenue.
Une papillote tortillée ou double était celle que les coiffeurs employaient pour la frisure des cheveux courts. Elle était plus ferme et se réalisait sur le bord de l’implantation de la pointe frontale.
Pour la réaliser, on tortillait et on vrillait entre les doigts le papier rectangulaire, en le tournant avec les cheveux pris dans le papier. Puis rassemblant les deux extrémités du papier, on les tortillait de nouveau ensemble, puis on couvrait le tout d’une papillote classique et enfin on les pinçait dans le fer chaud.
Cette manière de faire crêpait et épaississait vraiment les cheveux. Les cheveux étaient alors "crêpelés", ce qui signifait "ondulations serrées". Ce travail de la chevelure a déjà été pratiqué jusque vers 1513. 
Extrait issu de http://www.coiffure-ducher.fr/accommodage.html
 
Le fer à papillote sera utilisé jusqu’au début du XXème siècle.
 
La plus part de ces "instruments de torture" était réalisée en acier, métal très conducteur!
Certains étaient dotés de manches en bois ou en bakélite, prévenant des brûlures et apportant confort lors de la prise en main.

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