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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Miroir aux alouettes

Objets de la vie pastorale et agricole
Deux miroirs aux alouettes vendus par la maison de ventes aux enchères Villanfray
« Alouette, je te plumerai… »
 
Un miroir aux alouettes est un leurre traditionnel pour la chasse aux oiseaux migrateurs. Il est généralement en bois et se trouve orné de petits éclats de miroir, de métal ou de strass colorés. Le chasseur fait tourner son miroir, créant ainsi des effets lumineux, qui interpellent les petits oiseaux, dans le but de les appâter. La chasse au « miroir » attire les alouettes au moment de leur migration.
 
Ce dispositif est composé d’un pied dévissable, en une ou plusieurs parties, qui se plante dans le sol et d'une tête, elle-même escamotable, permettant un rangement et une manipulation facilités. Dans ce cas précis, le bout pointu est protégé par une virole métallique. Certains modèles sont dotés d’un pied à fourche divisé en deux parties métalliques qui se fichent elles aussi dans le sol.
Les miroirs mécaniques, fonctionnant avec un système d'horloger et qui se remonte comme une boite à musique, dispensent le chasseur de la présence d'un auxiliaire, mais le mouvement continu et régulier est moins attractif.
Les alouettes sont attirées de loin par les éclats lumineux émis par les petits morceaux de verre, cela suppose donc de chasser par un temps ensoleillé.
Ce type de chasse au miroir se pratiquait du lever du jour jusqu'en milieu de la journée, il faut toutefois que la rosée ait disparue.
 
La pièce la plus intéressante de ce système, c’est précisément la forme en bois qui comporte les éclats de miroir, dits « glacillons ». Il en existe différents modèles : chapeau de gendarme, silhouette d’un oiseau prédateur, buste d’oiseau plus ou moins affiné, parallélogramme, forme trapézoïdale, forme « chapon », cône, …
 
Certains miroirs, plus rares, sont composés de deux formes en bois superposées, dont les rotations sont croisées : l’un part à gauche et l’autre à droite.
Il en existe aussi des modèles dont les ailes, étant chacune mobile, réalisent des rotations horizontales. 
En lire plus
« L'alouette et sa chasse au miroir appartiennent à une bien ancienne mémoire rurale.
Du nord au sud de l'Europe occidentale, ce mode de chasse fût très courant. Les premiers écrits concernant cette pratique remontent au XVIIème siècle.
Durant cent ans, de 1850 à 1950, toute une petite industrie s'est développée autour de la fabrication des miroirs. Puis, avec le déclin de la "civilisation" paysanne, les « alouettiers » ont quasiment disparu...mais quelques initiés maintiennent encore la tradition vivante. (...)
Le miroir est placé sur un petit promontoire au milieu d'un chaume ou d'un labour léger à proximité d'un arbre ou d'une haie qui dissimule le chasseur. Dans les vastes espaces découverts, il faudra se camoufler derrière des ballots de paille.
 
La chasse au miroir est interdite depuis l'arrêté ministériel en date du 20 février 1989, qui s'appuie sur une directive de Bruxelles du 2 avril 1979 concernant la protection et la conservation des oiseaux sauvages. Cette directive interdit l'utilisation de sources lumineuses à la chasse et parmi celles-ci le miroir.
Les tribunaux français ont retenu qu'un miroir dépourvu de réflecteurs ne pouvait être considéré comme une source lumineuse. Dès lors, ce mode de chasse est parfaitement licite. »
Extrait modifié issu du site : http://lolo33.rmc.fr/39462/La-chasse-au-miroir/
Amoureux de la langue française et de ses belles expressions imagées, « le miroir aux alouettes » pour l’Homme est à la fois une illusion dangereuse et quelque chose qui sert à appâter les gens pour pouvoir les arnaquer par la suite.
Se laisser prendre « au miroir aux alouettes », c’est se laisser duper par de belles promesses.
Le « miroir aux alouette » est ainsi devenu le symbole de ce qui fascine mais trompe.
 
A l’époque de la Gaule Romaine, l’alouette était l’emblème des légions : ses ailes ornaient leur casque et formaient leur signe distinctif.
 
Et si on en apprenait plus sur l’alouette des champs ?
 
Certaines espèces d’oiseaux présentent une sensibilité inhabituelle à la lumière le jour et lors de leur migration sont attirées par tout ce qui brille.
L'alouette des champs est un petit passereau qui appartient à la famille des alaudidés. Oiseau migrateur, son aire de répartition est vaste : Europe, Asie, Nouvelle Zélande, ...
L’alouette des champs est chassée sur l'ensemble du territoire français à tir, devant soi ou au poste fixe. Dans les départements du Sud-Ouest, elle fait l'objet de chasses traditionnelles au filet (pante) et aux matoles (cages pour la capture de l'oiseau des champs dans les Landes, le Lot et Garonne, le Tarn et Garonne).
Une alouette mesure environ 20 cm pour une envergure de 30 à 36 cm.
Son poids varie de 26 à 43 g pour les femelles et de 34 à 50 g pour les mâles. Son plumage chamarré à dominante brune est identique aux deux sexes.
Sa queue est assez longue et ornée de plumes extérieures blanches.
L'alouette des champs affectionne les milieux ouverts et à la végétation basse comme les plaines agricoles, les dunes et marais littoraux, les landes et les pelouses d'altitude.
 
Quand elle chante, on dit qu’elle turlute, grisolle ou tire-lire.

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