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Sophie Sesmat,
spécialiste en arts
et traditions populaires
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Planche à laver

Objets pour les dames
"Lavandière - Etude pour les laveuse" 1912 Jules Alexis Muenier (1863-1942). Huile sur toile
Sur sa planche à laver, la lavandière frotte le linge patiemment et vigoureusement, bien souvent dans l’eau froide du lavoir ou de la rivière.
La planche à laver faisait partie de l’attirail nécessaire à toute bonne lavandière.
 
Dans ce paquetage, vous trouverez aussi la brouette (« beurouette », « bourrouette » ou « berrouette » en patois du Loiret). La lavandière pouvait faire de nombreux voyages dans la journée et se « promenait » ainsi plusieurs kilomètres par jour pour se rendre aux lavoirs du pays. Ainsi, elle emportait son carrosse de lavandière garni de foin, qui lui servait à s’agenouiller sans se blesser les genoux (voir autre article sur le site). Elle emportait aussi son battoir à linge, sa planche à laver, un chevalet en bois qui permettait de suspendre le linge pour l’égoutter, du savon ou une décoction à froid de saponaire et sa brosse en chiendent, qui vient à bout de toutes les tâches rebelles.
La brouette servait principalement à porter les corbeilles de linge sale. La lavandière s’en servait aussi pour transporter son petit bazar nécessaire à sa mission de nettoyage.
 
Être lavandière était un métier laborieux, qui nécessitait une certaine force physique et de l’endurance. 
C’était aussi de tradition, un métier de bavarde : les potins allaient bon train durant le labeur ! Les lavandière faisaient et défaisaient les mariages, les amourettes, les naissances, colportant joyeusement ragots et nouvelles de village en village. 
 
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La lavandière louait ses services et se déplaçait de fermes en hameaux pour laver le linge, deux ou trois fois par an. Elle vivait alors avec la famille qui l’employait : elle avait le gite et le couvert durant son travail. Elle emportait alors le linge de toute une maisonnée au lavoir et le frottait, le lavait et le rinçait à l’eau courante. Le linge avait préalablement trempé toute une nuit, après avoir été bouilli à la maison. Elle effectuait le dernier décrassage : un vigoureux frottage, un battage puis un bon rinçage. 
 
Les planches à laver se rencontrent, le plus souvent, en bois : ce sont les modèles les plus anciens. Il existe cependant d’autres modèles, en zinc ou en aluminium, certains sont même publicitaires. Bref, il y a un bon nombre de modèles différents et cela génère donc… des collections !
La planche à laver est couverte de petites cannelures ou de rainures sur une large surface centrale, ce qui permettait de bien imprégner le linge de savon et ainsi de bien désincruster les tâches qui attendaient d’être lavées, parfois depuis des mois. Attention, les planches les plus rustiques en sont dépourvues.
 
La planche était employée lors des lavages à la rivière, dans les baquets mais aussi à la fontaine ou dans un lavoir dépourvu de pierre à laver fixe, qui remplaçait la planche.
Le réglage de la hauteur de la planche était indispensable car le niveau d'une mare ou d'une rivière fluctuait, ainsi que la taille de la lavandière. Les stries devaient être au ras de l'eau pour permettre un lavage correct. La hauteur et la largeur des planches varient d’une planche à une autre, selon son utilisatrice. Ceci explique qu’il y a toutes les tailles de planches à laver, même des toutes petites, pour les fillettes.
 
Cet ustensile très "féminin" ressemble à sa cousine très proche la « selle à laver ». (Voir autre article à ce sujet sur le site).

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